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impossible d’introduire un change-ment subit. Mais , si les remèdespuiíìans, qui guérissent le mal, sontdangereux , il y en a d’innocens,qui peuvent le pallier , & en adou-cir les symtómes.
i Nos mœurs font entrelacées avecnotre luxe, de maniéré qu'on nepourra toucher au luxe fans altérerles mœurs. On s’imaginera par con-séquent , que pour rectifier, pour épu-rer nos mœurs , on n’aura qu’àborner le luxe. Mais cette question ,fur futilité & les dangers du luxe,fur les bornes qu’il faut lui prescrire,& fur les moyens de ramener à 'lasimplicité un peuple accoutumé à lamollesse, est un problème des pluscompliqués & des plus difficiles enfait de morale & de politique : pro-blème , dont la solution ne sera pasdonnée si tôt, L.dont l’exécution ie-roit sujette à des difficultés infinies.II est sûr cependant, que notre luxeest outré, & qu’un sage législateur£ 3 redreí-