3 17 .
me Iá source des talcns , la caulcdes belles actions, & il ne s’en man-que guères qu’on ne P érige, en ver-tu. Ce sentiment paradoxe, débitéd’un air décisif , est tout propre àgâter la jeunesse ; enchantée d’uneopinion qui flate ses penchans , elles’imaginera , que pour acquérir dumérite & des talens, elle n’a qu'à selivrer à toutes les extravagances deP amour ; & prendra les marques defa foibìesse pour une preuve de soninstinct pour des actions louables.Inexpérience consultée ne nous a-prend point la vérité de ce sentiment.Aléxandre, Euripide, Virgile , Mil-ton , Locke, Newton , Charles XII,Frédéric, tant de grands hommes,tant de grands génies, nous prou-vent , que la supériorité n’est pas uneffet du penchant à P amour. Ontrouve, il est vrai, beaucoup ù"'hom-mes supérieurs adonnés aux femmes ;mais la contrariété des exemples dé-montre au moins, que les foibleílòs
de