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Les âmes communes, (ou celles quicontenant un mélange de grandeur& de petitesse peuvent être placéesaprès les grandes) sensibles à l’amour,font plutôt faites pour des ta-Lens agréables , & pour une vertuplus douce, mais moins sublime. C’estl’amour de la gloire , la passion laplus forte , la plus durable, la plusagissante dans tous les périodes de lavie, qui éíéve au - dessus du médio-cre , & mène au grand. L’amourdes femmes en éloigne plutôt : lamollesse , dont il pénétre les âmes,en énerve la force & Passivité : l’oi-siveté , dans laquelle il plonge, bor-ne les progrès de nos facultés. Cen’est pas fans raison que les hom-mes d’Etat se préviennent contre ceuxqui sont tyrannisés par cette passion,& leur trouvent du désavantagé dansles affaires.
Les hommes, dit-on, font gouver-.nés par Paîtrait des plaisirs , & par lacrainte de la douleur. On peut les por-ter