Les preuves font superflues pourconstater une vérité reconnue a l’é-gard des sciences en général. IIparoit cependant, qu’on en fait uneexception en faveur de celle du gou-vernement. On s’imagine, qu’unescience, dont on avoir besoin de-puis qu’il y-a des sociétés, & quia été apliquée dans tous les états, pen-dant un tems infini , par tant degrands hommes, devroit être apro-fondie , ses maximes vérifiées, &leur emploi fixe.
La réflection & l’expérience nousprouvent le contraire. 11 est naturelqu’une science très - compliquée , &dont l’objét change fans cesse, nes’avance que d’un pas m élu ré. Elledemande des changemens propor-tionés à ceux de son objêt. On neíauroit attribuer aux établissemenspolitiques une bonté absolue : onest obligé trop souvent de dire,telle chose étoit bonne dans tel siécle,dans telle année. Malgré quelques
traits