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loigne le moins de la vérité, & quitourne les mœurs vers la plus gran-de félicité d’un Etat. On doit savoirgré à ceux, qui, aulieu de ces ré-ligions qui choquoient trop ouver-tement le bons sens, en ont intro-duit de plus raisonnables, quoiquemêlées d’erreurs, faute d’une révéla-tion immédiate. L’ancienne Perseétoit redevable de sa grandeur & deses richesses à Zoroastre, dont lesdogmes sages étoient faites pour inspi-rer à ses sectateurs l’humanité, la ver-tu & l’industrie. Son Uvre du Zendest un des plus beaux projets, & lemonument le plus respectable de l’an-tiquité.
Si les âmes séparées du corps fontencore attentives à leur gloire, quelsentiment délicieux ne doit pointremplir celle de Confucius ? Cegrand homme aura la satisfactionde voir subsister, depuis tant de sié-cles , la réUgion qu’il enseigna , la
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