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on pourroit les foupçoner, d’avoirmoulé leurs institutions fur un mo-dèle auíîl excellent.
Le projet de César, pour asservirla patrie , étoit bon, sage & néces-saire , quoique blâmé par les Répu-blicains outrés. La grandeur démesu-rée de la République , l’umbitionextrême de ses citoyens , la corrup-tion du sénat & du peuple, les hor-reurs des guerres civiles passées, toutpouvoit convaincre un homme sen-sé , que Rome ne pouvoit plus sepasser d’un maître. César, depuis lapremière jeunesse, prit des mesurespour le devenir. Son art à gagnerle peuple , à se faire un parti ; saconduite dans la conjuration de Ca-íilina, dans les Gaules, & avec Pom-pée , montrent le plan le mieuxconcerté & le mieux exécute. Ce-lui de Pompée ne pouvoit réussir.11 étoit au - dessus du génie de sonauteur : ou plutôt ses variations, faconduite inconstante, prouvent, qu’ií
n’avoit