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moins dangereux à la liberté de l’an-cien monde. Joindre la mer Cas-pienne à la mer Noire & toutes,les deux aux mers du Nord ; fairepalier le commerce de la Chine &des Indes orientales par la grande Tar-tarie , sujette ou tributaire de la Rus-sie ; eut été élever l’empire Russienà un dégré de puissance au-dessus decelle des autres Empires de P Asie &de l’Europe. On sent les suitesde la puissance démesurée d’unmonarque absolu , qui gouverneun peuple belliqueux. L’amourde Pindépendance des Tartares, dece peuple noble & conquérant, noussauva du danger qui nous menaçait.
II est extraordinaire , de voir desgens douter encore de la bonté duprincipal projêt de Pierre, celui depolir fa nation : de les voir soutenir,qu’un génie plus élevé eut laissécroupir les Russes dans l’ignorance& la grossièreté. L’amour des para-doxes , ce goût pour la singularité,
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