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l'efprit du gouvernement sur la puis-sance & le bonheur d’un Etat. Nousne faisons que deviner superficie-lement ces principes; & nous som-mes à peu près dans le cas d’unhomme qui, par la façade d’un palais,voudroit juger de l’état des aparte-mens.
Supofé même, qu’un homme,par des efforts d’efprit, découvreun grain d’or dans ce monceau defable, il n’osera le faire passer parle creuset de l’aprobation ou dela contradiction d u public. Pres-que dans tous les pays la sciencedu gouvernement est un Sanctuaire,dont l’entrée est défendue aux pro-fanes : une efpéce de mystère entreles mains de quelques adeptes : mys-tère qu’on n’ofe ni deviner ni exa-miner. Trop de gens sont intéres-sés à nourrir l’ignorance des peu-ples fur les vrais principes de la po-litique. Ceux qui veulent dominerles consciences par le fanatisme, mê-lent