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prodigue point ses veilles , à fonderla grandeur équivoque d’un seul hom-me sur le malheur de plusieurs mil-lions. II saura parvenir au mêmebut par des chemins plus nobles.La puiflance d u souverain s’aliie avecle bonheur des peuples, & l’huma-nité est d’accord avec la vraye poli-tique.
Celui, qui se sent embrasé de cetamour du bien public, & qui,frapédes inconvéniens , désire d’y rémê-dier, fera attention , si ces inconve-niens ne tiennent point à l’imper-fection de la nature de l’homme& des institutions humaines. Lesabus font souvent de mauvaises her-bes, qui entrelaflènt leurs racinesavec celles des bonnes, & qu’on nepeut arracher fans détruire les plan-tes utiles. Un peuple riche a besoind’un luxe contraire d’uilleurs à bbonté des moeurs. Un peuple ver-tueux aura dans une pauvreté néces-saire un obstacle à sa puilsànce. L’d-
sprit