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quantité immense d’objêts , qui sar-ment le détail de fcn département,il ne peut, donner à chacun que desmomens. Fatigué par cette fouieoisive qui l’obsède , il ne sait oùprendre le tenrs pour îes expéditionsjournalières & indispensables. Com-ment pourra-1-il combiner avec at-tention un grand nombre d’idées ,les manier avec patience, les envisa-ger par toutes leurs faces ? Le grandhomme , il est vrai , abandonne ledétail aux subalternes, & le rem-place par l’ordre & par l’in^pection.Mais peu de constitutions lui accor-dent cette liberté : presque partoutun Ministre , qui n'est point absorbédans le détail , est regardé commeun Ministre inutile.
De plus, ce détail minutieux Sccette multitude démesurée d’afíairesrendent à la fin l’homme d’Etatinca-pable d'une méditation profonde. Larapidité avec laquelle les objets tèsuccèdent, ne lui permet que de
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