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de nouvelles , il faut des hommes,avec des connoissances & des vuesau - dessus de celles du cultivateur.Le peuple, borné dans son éduca-tion , absorbé dans les soins degagner fa vie , n’est point faitpour perfectionner f agriculture.C’eít le rôle du philosophe , quiaprofondit les principes, les com-bine avec les faits , & en déduit desconséquences à ? usage du genre - hu-main. Le faux préjugé, qui attachapeu de considération aux connois-îànces économiques , empêcha lesbons esprits à s’y adonner. L’ambi-tion des favans trouva plus à fe sa-tisfaire par cette érudition fastueuse& souvent inutile , fi longtems enhonneur parmi nous. Ce préjugés’affoiblit ; le Souverain peut le dé-truire. Le régné des mots passe ;celui des choses arrivera.
On commence à former des Aca-démies , comme nous avons vu,pour le progrès de l’hirtoire naturelleL f &