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tion dispendieuse de la ■ marine , !afureur des sièges, la multiplicationinutile des places fortes, la nourritu-re du luxe des officiers, tous ces ob-jêts obligent à une dépense énorme.On ne lé contente point de prodi-guer l'on or pour ses propres armé-niens , & de iê battre avec ses pro-pres forces : on implique les voisinsdans une querelle étrangère : on achè-te des alliés : on paye des subsides.Enfin, si jamais la maxime, que l’ar-gent est le nerf de la guerre, sem-ble avoir été avérée, elle l’est aujour-d’hui. Le commerce, qui donneuniquement ce nerf de la guerre , estcensé de faire la force & la sûretédes nations.
Mais il paroit contribuer encored’une manière plus efficace à cettepuissance des Etats. L’exportationdes fruits de Pindustrie d’un pays yattire les denrées d’un autre, ou dessignes de valeur avec lesquels on achè-te ces denrées. Un pays comme r-N 5 cant