travaille, que tout vit C’estletra-,vail qui donne l’impulílon aux signes ,& jamais les signes ne mettront letravail en mouvement. L’état del’Espagne en est un exemple décisif :& si des pays pauvres en argent lan-guissent , l’industrie ne périt pointfaute de signes , mais ces signes nefont point attirés , à cause du défautd’industrie. Pourvu que les échan-ges fe multiplient , tout est animé :que les signes de ces échanges soientde l’or ou du papier.
Cette idée rapelle le souvenir d’unusage fanatique , qui s’introduit enEurope : c’est celui du papier de cré-dit. Des peuples opressés déja parune trop grande masse des signes demétal , se chargent encore d’uneautre du signe le plus fictif, & donton peut multiplier arbitrairement lenombre à l’infini. Des corps, apésan-tis par une trop grande abondancede sang, en augmentent encore le vo-lume pour achever l’obstruction des
canaux.