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ture , & qui ont connu le luxe leplus étendu.
Malgré la liaison étroite entre leseffets du luxe & du commerce, quiles rend aplicables à P un & à l’autre,quelques - uns de ces effets convien-nent préférablement encore au com-merce. De ce nombre sont Pabaiffe-ment des âmes , la décadence des ta-lens, & l’extinction de P esprit mili-taire. Ces effets ne se montrent , à lavérité, que quand l’esprit du commer-ce & l’ardeur du lucre gagnent lamasse entière du peuple.
L’esprit du commerce accoutumeà un exercice calculé des devoirs.On tient livre en débit & en crédit,& on solde tacitement ce qu’o n don-ne à la société & à ses concitoyens,& ce qu’on en reçoit. Ce calcul mer-cantil accoutume à un sentimentde justice exact, mais il éloigne deces vertus généreuses, qui sacrifienti’intérêt propre à celui du public.L’habitude de la paix & de la tran-
qui-