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tation des richesses avec tous sesin-eonvéniens. On connoit la foibles-se de ces pays où les premiers del’Etat font Banquiers.
Je íai qu’on a cherché dans lecommerce un secours contre l’indí-gence de la noblesse ; indigence ,dont on fait le tableau le plus triste& le plus propre à émouvoir lacompassion. Supofons ce tableaufidèle au-moins en partie, je ne voisencore aucune raison pour recourirà une ressource dangereuse. Si légouvernement honore le mérite in->dépendamment des richesses ; fi parcette attention, & des moyens insen-sibles , il parvient à redresser lesmœurs de la nation, & à la guérirde cette basse admiration peur l’ar-gent ; s’il porte des coups redoublésfur le luxe , & s’il rend le servicemilitaire moins dispendieux : un gen-tilhomme , ayant le nécessaire , nepeut être malheureux : il peut fairegloire de là pauvreté. L’état mili-taire