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Le Souverain & le Ministre, surprispar des expositions infidèles, ondesavis intéressés , donnent à l’ordinairedes ordonnances plus favorables augain du marchand qu’à futilité del’Etat. Le brillant de quelques for-tunes particulières fascine les yeux furla prospérité du commerce en géné-ral , & l’on confond trop souventl’avantage du Négociant avec l’avan-tage de la nation. II est sûr qu’u-ne direction rigide aproche le com-merce d’un monopole ouvert ou ca-ché. Inexpérience de tous les siéclesprouve, & la marche du commerce,encore aujourd’hui, démontre cettevérité.
Indépendamment de cet inconvé-nient, suposons qu’un peuple com-, bine lì bien ses mesures, qu’elles ser-ï vent réellement à une augmentation| prodigieuse de son commerce, cej peuple, comme nous avons vu, tra-vaille à fa propre perte. II aura unepuissance momentanée , suivie d’une
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