THESAURUS* 7 f
flavas, haud transversim positas efle, uti in Serpentibus plerisque, sed irecta deoirsum tendere, & se Inu-tuo excipere.
TABULA SEXAGESIMA ET NONA.
Nustl. I. Serpens $ marinus $ seu Conger - maculosus * Africanus A
Tota corporis superna pars ex ruffo-flaveseens, maculis saturate rubris, insignia totidem referentibus,ad latera dorsi utrinque pingitur. Inferne, ventrem versus, dilutiore rubore conspicua: macula:, circula-res, gemina serie disponuntur. Venter ipse dilute flaveseit. Per dorsum &; caudam erecta decurrit pin-na, qualis in anguillis deprehenditur. Caput Serpentino simile est*
Ntim. 2* Murma s seu Conger) Africanus.
Isthsec Congrorum species, anguillis similior quam serpentibus, ab utroque longarum maxillarum laterebinas gerit pinnulas, anguillarum amulas. Dorsum, omnemque corporis supernam faciem, minuta ob-tegunt rhomboidea: squamula: > ex ruffo cinerea:, latis distincta: taeniis * saturate fuseis, per totum corpussuperius decurrentibus. Venter albicans Sc molliuseulus squamis caret. Caput oblongum in tenue con-vergit. Oculi vividi. Oris peripheria punctis nigris obsita. Lingua bifida. Caudam versus pinnaeemergunt supra & infra, qua: tenuibus admodum spinis constant, qua confluentes latiuseulam formantcaudam, Muraena: temulam. Nec omnino serpentem, nec anguillam jure dixeris hanc speciem ; sed utri-que pro parte affinis * neutrius tamen & dubii est generis. Terra marique vivit; unde Amphibium est.Cum Hydris quandoque sese conjungit. Similem huic,at minorem,Tabula XLI, Num.4 & 5 ,sub no-mine, Anguis Ophis ThalaJJici , juxta descriptionem Arißotelis L* II, C. 15, jam exhibuimus.
Num. Murma, maxima, Orientalis , singularis.
£x Amboiila hanc, una cum aliis rarioribus piseium fpeeiebus, transmiflam accepimus. Quandoqui-dem Muramis quamproxime accedit, harum eam generi, tanquam maximam speciem, accensuimus;ut ut singulari gaudeat capitis forma, & ore longo, intropreflb, in tenue Sc obtusum convergente,rostro avium non absimili* Tantum non omnes Murena: bifurcatas gerunt, serpentum ad instar , lin-guas. Ha:c nostra oculos magis versus posteriora sitos habet, & ad latera maxillarum eminentes pinnasgeminas, pulcherrime maculatas; nec pra:ter has, ulla$ gerit alibi. Totum corpus ex luteo cinericii co-loris, dilute viridibus &: saturate rubris distinguitur maculis, partim rotundis, partim flammatis, sibiinvicem permistis. Utrinque a capite ad tenuissima: usque & acuminata cauda: apicem bini decurrunt,albicantes, gtacilesque lemnisci. Venter & pinna: dilute flavescunt, nigrisque desuper lineolis, pastimdiscurrentibus, & intertextis quasi 'punctis, dense variegantur.
Num. 4.
sent poirit en travers comme dans Ia plupart des Sefpens* maistendent diredfcement de haut en bas, en s’embrassant les unes lesautres.
PLANCHE SOIXANTE-NEUVIEME.
N°. i* Serpent de Mer , ou Congre tachete , d’A~
frique .
Tout le dessus de fon corps roux-jaunätre, est peint fur les co-tes du dos de taches roüges-brunes, si artistementmarquees, qu’onles prendroit pour autant d’Armoiries. Au destous de ces taches,fur les cotes du ventre, regne un double rang d’autres taches,rondes, & colorees d’un rouge moins fonce. Le ventre est jau-ne-clair. Sur fon dos & fur fa queue , s’etend un aileron telu’on 1’obferve dans les Angusties. Sa tete est fembkble ä cellc'un Serpent.
N°. z, Murene , ou Congre d'Afrique.
Cette Espece de Congre tient beaucoup plus de 1’Anguille quedu Serpent. II a de chaque cote de la tete deux petites nageoi-res, femblables a celles des Angusties. Tout le dessus du corps estcouvert de petites ecailles, minces, taillees en rhombes, cen-drees-rousses, ombrees de larges bandes bai-brunes, lesquelles de-courent en travers jusques vers le ventre, qui est blanchätre,mol, & denue d’ecailles. Sa longue tete finit en un mufeaupointu,tout picote de points noirs. Ses yeux font vifs. Sa lan-
gue est fourchue. J 1 a la queue garnie dessus & dessous de deuxailerons armes de piquans, qui rassembles rendent fa queue assezlarge, 8 t pareille a celle de la Murene. On ne peut ranger cetAnimal ni parmi les Serpens, ni parmi les Angusties, mais il par Tticipe de Pun 6 c de l’autre fans etre aucun des deux. II vit egale-ment fur Terre ou dans la Mer,d’oü il paroit qu’il est Amphibie.Quelquefois il s’accouple avec les Serpens d’eau. On trouvera ci-dessus Planche XLI. N°. 4 . & f. la figure d’un petit Congre fem-blable ä celui-ci, & qu’on a caracterife du nom de Serpent deMer^ fuivant la defcription d’Aristote, L.II. Ch. iy.
N°. 3. Murene Orientale , finguliere , tres-grande .
Nous 1 ’avons reque d'Amboine, avec diverses Especes rares dePoissons. Comme eile approche extremement par fa figure de laverkable Murene, nous la mettons dans la meme classe, estimantqu’elle est de la plus grande Espece qu’on connoisse de ces sortesde Poissons. La forme de fa tete est toute parti cui iere. Sonmufeau est long, applati, & finissant en pointe obtuse, de faqonqu’il ne ressemble pas mal a un bec d’Oifeau. Presque toutes lesMurenes ont la langue fourchue,ainsi que les Serpens. Celle quenous decrivons a les yeux places un peu plus en arriere. Elieporte de chaque cote des mächoires , deux ailerons magnifique-ment tachetes, & qui fönt les feuls qu'elle ait. Tout fon corpscendre-jaune, est madre d'un melange de taches vertes-pales ouponceau, d’ailleurs fort irregulieres; car elles font ici rondes, &la decourent en flammes. Deux Cordons blanchätres s’etendentfur les cotes de fon corps, depuis la tete jusqu’au bout de faqueue deliee 8 t pointue. Son ventre & ses nageoires ont le londjaunatre, ferne comme d’une moucheture d’hermine,ou vergettede courtes rayes 6 c de points noirs entreraeles enfemble.
Si N°. 4. Mu-