4 De l'Vfige
pour une chose, il n’y a qu’à leuren défendre l’usage ; quelque mé-prisable qu'clle loir, la défense larend chere 3c précieuse.
La défense efl un charme , on dit qu’elleassaisonne
Les plaisirs, & fur tout ceux que l'amournous donne.
C’est ce qui m’est arrivé à moi-même , fì l’on ne m'avoir pointaverti qu’il ne faut pas lire de Ro-mans , que rien n’étoit si perni-cieux que ces inventions diaboli-ques , je n’y aurois pas pensé ;maisj’ai voulu voir ce que c’étoitque ces ouvrages si contraires à lapureté du cœur , si fatales à l'ef-prit de vérité , si dangereux pourles mœurs ; Sc je ne les ai pas trou-vés à beaucoup près si mauvaisqu’on me l’avoit dit , peut - êtreparce que je fuis bien tombé. Ceuxque j'ai lus ont réjoui mon ima-gination , ils m'ont diverti fansrisque èc sans péril. Ce n’est pas
peu;
La Fon-tainetla r,s lesFilles deMinée.
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