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Les avantures de Pomponius, chevalier romain, ou, L'histoire de notre tems / [Verf.: Labadie; Hrsg.: Prévost]
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mariées ny entrent quen certains jours, & ne vontque dans les galleries du temple de la grande Dé-esse, à moins quelles ne soient initiées aux my-stères.

Aussi-tôt que le bruit se fût répandu dans la mai-son, quil y avoir une nouvelle venue, toutes lesVestales accoururent pour la voir. Ottavic crût da-bord que ses yeux lui en imposoient, 6ccomme ellepeníòit continuellement à Pomponïus , elle crutquecétoit un effet de son imagination, qui lui faisoittrouver dans Lucie tant de ressemblance avec soncher amant. Amìfe elle- même ne sçavoit quencroire, jusquà ce que lamour les éclairant de sonflambeau, dissipa les tenêbres, qui leuroffuíquoi-ent les yeux. La joye qucut OÍLíiwde voirlobjetde ion amour si proche delle, étoit vivement con-trebalancée par lapréhension, quelle avfcit, quonne découvrit la ruse, dont il sétoit servi. Ils dissi-mulèrent les premiers jours, autant que lamourle pût permettre, la liaison quils avoient ensem-ble ; en suite, comme si elles eussent fait insensi-blement connoissànce, elles se familiarisèrent selonla coûtume des filles; on lesapelloitles deux con-fident es, les inséparables, les sidelles, les deux bon-nes amies ; on proposoit même pour modclle auxautres Vestales , lunion qui étoit entre OSìavie ScLucie ; elles navoient pour confidente que la fi-dell cArnfr, il ny avoir point dc Mucic dans cettemaison & Pomponïus , étant déguisé en fille, nin-ípiroit damour quà celles qui le connoissbient.Quelque belle que íbit une fille, il est très-rarequelle inspire dc lamour à une autre fille, parcsquelles se croient toutes plus belles les unes que\es autres, & quelles nont fur cet article damourque pour elles-mêmes. Ce nest pas, quelles nelient souvent ensemble une espece damkic, quiaproche fort de lamour,6c qui va souvent plus loin,

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