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Les avantures de Pomponius, chevalier romain, ou, L'histoire de notre tems / [Verf.: Labadie; Hrsg.: Prévost]
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que maîtresse prodiguoìt à Lucieétoient pourelleautant de coups de poignard ; & quoi quelie sètu-didtàcachercequiíèpassoit dans son cœur, elle nepût cependant sempêcher de témoigner à Lucie ,combien elle cstimoit heureuse une personne quiavoit part dans fesbonnes grâces. Z««enétoitpasinsensible à la louange ; elle prcta aisément Poreilleaux diícours enchantez que lui tenoit lamoureuseAmise; & quoi quelle ne conçût pas daipourpourAmifi, elle Pécoutoit cependant volontiers, & pre-noit plaisir aux histoires quellc lui contoit.

Un)our Amise, voulant voir jusqu Lucie por-teroitla complailànce, luidit cette histoire: Thra-n sêe Reine de Tyr avoit une fille, dont la beauté,, naissante inspiroit de Pamour àûous les courti- fans, qui avoient Phonneur de rapprocher: un jour que la jeune Princesse promenoir fur le bord de la mer avec ses demoiselles, elle vitabor- der un vaiílèau, quelle fût curieuse de visiter; elle monte avec sa suite dans ce vaiílèau ; auísi-tôt le capitaine remit en mer, & enleva la PrinceíTè dont il fit présent, en qualité deíclave, à Agrip- pme epouíè de Gcrmamcus . Agrippine Péleva comme fa propre fille : mais cette Prhiceílè, par- tant pour Porient, en fit présent aune dame Ro- maine, qui la mit auprès de sa fille en qualité dc suivante. La jeune Princesse sattacha fi étroite- ment á maitreílè, quellene trouvoit de plaisir,, que dans son bonheur, &quelle partageoit avec elle toutes ses afflictions; une inclination leur caulà à toutes deux beaucoup de peine ; un jeune seigneur sétant déclaré trop ouvertement pour la demoiselle, que servoit la Princefie de Tyr ,lui attira la disgrâce deses parens: mais lamour est ingénieux ; il fit trouer lemoien au jeune sei- gneur de rejoindre Pobjet de son amour. La Princesse de Tyr, qui étoitleur confidente, ne

voioit