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chose est, àpeuprés, arivèe dans nos conversations.Priscus , qui iê pique de fagestè, nous a entretenusd’amour & d’intrigue. Vous qui ne sçavez que laphilosophie de Cupidon , vous nous avez parlé d’ar-mes & de làng répandu. Pomponins, qui a eu plusd’une bonne fortune, nous a entretenus des secretsdu Prince. Egnatius , homme de guerre, a été àl’opera : & moi qui ne fuis pas des plus tristes, jevous ai parlé de diablerie : voila une là geste bien àcontre-tems, dit Ptfrn-, je pensé qu’avec vos réfle-xions vous deviendrez fou : c’est une agréable fo-lie, dit Egnatius, que celle qui procede d’un excesde sagesse: Celer pente fort juste, mais il ne s’expli-que pas assez; saites-nous quartier, dit Pison, furles explications; nous nous contentons du texte:ou bien, fi vous voulez philosopher, dcbitez voscontes â Priscus & à Celer ; pour moi, je vais jouerune partie d’cchets avec Pomponius: que vous avezde feu! dit Priscus ; ne deviendrez-vous jamaissage? ne réfléchirez- vous jamais fur vous méme?si la disgrâce ne peut vous sonnerie jugement, jevous plains ; vous aurez beaucoup à souffrir ; maisquand vous aurez l’esprit plus mûr, vous reconnoì-trez, que vousn’étes redevablequ'à vous même devos propres malheurs ; vous etes jeune ; puifqu’uneméme fortune nous rassemble ici, etudiez-nous,pour former vôtre conduite fur la nôtre: j’v con-sens, dit Psm, mais á trois conditions; la premi-ère, que vous ne prendrez jamais parti contre^moi;la seconde, qui est une suite de la premiers, que vousm'applaudirezen tout ce que je fêtai & dirai; &la :troisième, qui est une conséquence de la lèçonde, quequelque chose que je dilè ou faslè, j’auraí toujoursraison; vous badinez, dit Priscus.
Pendant ce discours la mer s'enfla & des nuagesrépandus de tous cotez obscurcirent le jour; leimatelots courent auflì-tôt à leurs manœuvres ; onD abaiílc