rassé que moi ; j’en ai assez dit, pour me faire en-tendre des personnes d’elprit , répondit Egnatiuspquand on a une fois un principe, on va loin, prin-cipalement quand on a l’eíprit auífi vif que
Je vous jure Pollux & ses autels, dit ïison, queje ne vous en dirai pas davantage fur les veritezphysiques, que vous en avez débité furies éternelles ;de tous les veritez il n’y en a point de plus sensi-ble que la véritéphyfique y tout ce qui est réel, quiexiste & qui est opposé au néant, est identifié dansune vérité d’etre fort physique ; j’expiique ma pen-sée ; je vois Grecina dans l’eau ; je l’engage à ga-gner terre ; je la renverse fur le gazon ; je tais avecelle ce que Jupiter a fait avec Danaé , Alcmene, Eu-rope, Semelé, & une infinité d’autres, avec lesquel-les il ne s’ennuyoit pas; voilà cequ’on apelle unsvérité physiquey deux corps joints ensemble , &douez de la vertu procreative, ont assez d’efficacepour en faire un troisième; y a-t-il rien de plusphyfique? je fuis Pison ; Rome la capitale du mon-de existe; nous sommes dans la lune ; toutes ve-ritez physiques y j’en ai dit assez pour des person-nes d'etprit ; vous me raillez, reprit Egrmtius ,
Pour moi, continua Pomponius , vous ne meraillerez pas; je vous abandonne les veritez pas-sagères ; c’est, répartit Pison , ce qu’il y a de plusbeau à traiter fur cette question ; concevez unechose réelle, & qui cependant ne subsiste pas; vousaurez une vérité pajsagérey ma proposition vousfait rire; elle quadre cependant parfaitement bienavec 1e bon-sens; le pucelage en général , -c’eft.une chose réelle, & qui cependant ne subsiste pas;cc qu’il m’est facile de vous démontrer; pour ces-.fer d’être, il faut qu’une chose soit;, or un pucela- ,ge peut cesser d’ètre par conséquent, il faut qu’ilsoit, & qu’il existe. Item: on ne perd que, esqú’on a, & on ne peut pas perdre ce qu’on n’aE 3 pas;