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jureront sur leur tête que je suis plus chasteque Diane ; vous prouvez assez bien, dit Ce-ler , que Priscttf a aimé, mais vous n’en pouvezrien conclure pour la thèse génerale ; en raison-nant félon ma logique, répartît Pison, la thèse gé-nérale est démontrée ; & fans trop philosopher,ï’homme du monde , dont la vertu est la moinssuspecte, celui pour le pucelage duquel deux illu-stres Romaim exposent leur tête, un philosophe, quiest l’exemple de la ville & de la cour, doit avoirson pucelage, ou personne ne l’a, s’il ne l’a pas;ainsi qui ose se vanter de l’avoir? de plus, j’ailâde bons & de sçavans auteurs, d’une éruditionconsommée, qui répondent catégoriquement àla question proposée, & décident, qu'il n'y a sur laterre aucune créature nubile , qui meure avec son pu-celage. Je vous les citerai volontiers, & quoiqueles passages vous paraissent un peu tirez de loin, jevous prie de ne les pas rejetter, parce que je fuisfondé en bons & anciens manuscrits qui contien-nent des versiez intéressantes ; pour commencer parles poètes, vous íçavez ces vers & Horace.
Audiet Civet acuijse ferrumQuo graves Perse, melius périrent ,
Rara juventus.
Le docte Boquetìus , dans, son commentaire soiHorace , explique ainsi ce paílàge: il est rare de tro-tter des jeunes gem, qui n'aient aiguisé leur lame pourpercer ce qu'ily a de meilleur dam la ville ; cela neprouve rien, dit Celer i corbleu, dit P son, vousetes auííî vif que moi; da moram\ j’ai tradition;«coûtez-moi seulement en patience ; l’amoureuxOvide çtaitdu même sentiment qu 'Horace \ il s'ex-primé en ces termes :
Cur ego posse negem mìntû mihi Cesaris ira ,Cum videam mites bostibus esse Deos.
Ce que 1e savant Tertius traduit fort bien, en pre-nant