4HZ-)s.§< M-
putation; il a une nombreuse famille;, iln’estpa«riche; il doit; comment faire ? pour peu qu’onait de naturel & qu’on aimefesenfans, on s’attacheau solide, en abandonnant une vaine réputationqui neraporte aucun profit.
Ceux que vous voïez avec notre magistrat,, sont?nos principaux officiers d’armée ; il y en a peuparmi eux, qui connoiflènt la véritable générosité;une de nos dames a dit dans une chanson, que le
{ >lu§ vieux s’étoit fait mocquer de lui ; on dit dç'autre , que là femme a le cœur tendre ; celui-ciest un sou 6c un brutal, qui ne laissera point d’en-làns ; l’autre ne fait plus rien depuis qu’il fe voirdans le premier rang; celui ci a plus 1 air d un ma-gistrat que d'unGeneral; l’autre est un fougueux,grand hâbleur, qui ne parle même aux dames quede feu & de làng; ïl y a des prétendans au com-mandement, qui sont gens de mérité, mais en pe-tit nombre; la pluspart sont jeunes gens, quin’ontrien de recommandable que leur noblesse ; j’en ajvû un, qui est mort, être grand maitre d’un ordremilitaire fans avoir jamais tiré l’épée que pour fairedu fleuret; nos dames ont de la vertu, elles con-servent la poli teste , & soutiennent avec éclat labeauté de leur sexe : Quoiqu’elles aient des manié-rés fort faciles, il est rare qu’on obtienne d’ellesquelque faveur ; à moins qu’cn ne soit beau & bienfait, ou bien qu’on n’aie beaucoup d’eíprit & denaissance, ou, ce qui vaut tout cela, à moinsqu’on ne leur fàîfé de magnifiques presens; ellessont très-íàges, elles ne voudroient pas, pour unsbagatelle, rien faire contre leur honneur.
CHAPITRE XX.
Histoire du, Druide zfcMedoc. Ordre du Pa-villon. Portrait du Prince de Reíosin.
P Endant que Samar s’étendoit fur les louangesF 5 de*