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pitoyablement un pauvre auteur qui souvent n’é*crit que pour une onçc de fumée, & á qui le titrede savant fait plus dc plaisir que dix mille livres derente. Me/Iteurs , je vous souhaite le bon jour,jusqu’à honneur de vous revoir.
Pompon'ms & Pison reprirent le chemin du Me-nelaf, où l’amour les rappelloit ;Ieurs dames avoientautant d’impatience de les revoir , qu’ils temoi-gnoient d’empresscment à le rendre auprès d’elles ;ils ne furent pas Iongtems fans avoir le plaisir desles entretenir i les Lunoises font fort polies &fortcngageantc$;elles ont autant de vertu que de beauté,& fcavcnt retenir par leur mérite les personnesdont elles acceptent le service ; après plusieurs par-ties de plaisir , où nos Romains avpient joui detoutes les douceurs que Venus répand fur les yeux& fur leslcvres des amans, ils résolurent, commeils avoient peu de tems, d’époufer leurs damespour trois jours, selon la coùtume du pais, quipermet de lé marier pour autant de tems que l’onvents les jardins de Marcioppe furent choisis pouccette fête s toutes les personnes de distinction duMenelas y furent invitées ; elle fut des plus m igni-siques; les repas étoient exquis, ctetels que leseustsent ordonnez Luculle ou Conremoulms ; la musi-que étoit de la composition d 'Orphée s les grâce*avoient inventé les jeux, & les génies de Menan-dre , de Tt/rence & de Molière avoient composé lacomédie; une aventure , où la fortune l'e plût ásignaler fa bizarrerie, égaya la fête ; les Lundis ontaccoûtumc d’enlever la premiere nuit des nopees,les nouvelles mariées ál’iíTué du repas, lorsque lesdames leur ont voilé les yeux', il est rare, que ce-lui qui fâit henlevement, n’obtienne la premierefaveur, quand il íçaic bien ménager là fortune ; lesnouveaux mariez s’y opposent & ste font pas tou-jours lçs plus forts; on avoir déja Commencé laG 2 céiémo»