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ies Epicuriens , qui avoient dominé fous le regn#precedent -, quoique le peuple , qui aime la nou-veauté, ne prit aucun parti, & laissdt aux Philoso-phes le foin de terminer leurs démêlez , il ne futpas fâché devoir humilier les Epicuriens, qui,pouravoir abuse deleur crédit, sembioient avoir méritéd’ctrc immolez à la haine publique: quoi qu’il ensoit, le Prince, qui les avoit irrirez, ne fut paslongtems fans éprouver les effets de leurs intrigues Jil regnoit en Jbcrie un Prince qui leur étoit favo-rable, & qui avoit par lâ naissance, plus de droit àla couronne des Langes que le Prince de Rdosan -,mais le premier avoir renoncé à ses prétentions, enprenant possession de la couronne de J ber w ; Relo-jkn , qui avoit toujours eu quelque démêlé secretavec lui, le ménageoit moins comme son parent,que comme un Prince qui devoir tout à la couronnedes Langes : dans les alliances qu’il fit avec les Prin-ces ses voisins, il contraéìa pour le Roi de Jbcrie,à son infçû, ou plûtôt malgré lui, & voulut l’o-bliger, par les armes, à se soumettre aux traitezfaits, &á terminer la guerre qu’iifaifoit zÇonBeau-Pere: le ministre du Roi de Jberie, qui étoit unministre du premier rang, & un des plus consom-mez politiques de son tems, conseilla â son maîtrede mépriser Rdosan -, celui-ci porta ses armes enJbcrie , où il eut quelque succès, &fit tant, qu'ilengagea le Roi de Jbcrie à se defaire de son mini-stre; après cela il obtint de lui tout ce qu’il vou-lut : vous fçavcz qu’un lion est fort irritable,quand on lui a limé les dents & coupé les ongles;je vous détaillerai dans la fuite plusau long les cau-ses, les évenemens&lesfuites decetreguerre; maisîl étoit nécessaire que vous en eustìez une légereidée, avant que je vous parlasse de Pordre que Rc-losan mit aux finances.
Pendant qu’il étoit occupé à cette guerre, il entre-prit