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demêlez avec le Sénat? cela est vrai, répondit Sa-mar-, mais, pour éclaircir ce fait, il nous íaut re-monter au commencement de son régné. 1
A peine étoit-ilsur lethrône, queles Epicuriens,qu’il avoit disgraciez, cabalerent secrètement con-tre P«tat; ils ne íbufroient qu’avec peine de se voirexclus dumaniement des affaires; un Druide dede leur secte, qui avoit gouverné sous le régné dcMegas , se vit éloigne de la cour, contre son inten-tion; c’étoit son véritable élement; il ne lui man-quoit aucune des qualitez d’un bon courtisan; ilctoit fourbe; adroit, rusé,intriguant,hardi, témé-raire , entreprenant & d’une duplicité surprenan-te; il rampoit devant Megas avec autant de sou-plesse , qu’il avoit de fierté pour ceux qui atten-doient quelque grâce dc lui ; il étoit comme leDieu des Druides ; c’etoit vers lui, qu’ils portoienttous leurs vœux , & ils ne recevoient de bien duPrince que par ses mains : mais il avoit le discer-nement si juste, qu'il n'a jamais obligé que des in-grats, comme il l’a depuis assure plusieurs sois;le Prince de Relosan l’envoya à cent milles de lacour se reposer des fatigues qu’il y avoit eues; maisPesprit intriguant de ce Druide ne lui permit pasd’y rester en repos; il mit tous ceux de fa secte encampagne, pour vangerl’affront qu'il avoit réçû;il fut cause, que le Seigneur Jemanalside fut quel-que tems disgracié du Prince , pour lui avoir misen main une de ses lettres; déplus, un des plus in-folens personnages de fa secte eut la témérité &Pimpudence de taire peindre fur une toile trois po-tences , au dessus desquelles étoit un paon, qui semiroit dans fa queue ; il eut même Peffronterie demettre cetteinfame peinture à la porte dupalaisduPrince de Relosan , qui la fit exposer dans une gal-lerie, promettant récompense à celui qui Pexpli-queroit* personne n’osa tenter de dcchifrer une ;
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