PHILOS. ET POLITIQUE. 47
Toute la puissance & les promesses d’Ake-bar ne purent déterminer les bramincs à luidécouvrir les Dogmes de leur Réligion. CePrince recourut donc à Partìfice. L’cxpédientqu’il imagina, fut de faire-remettre k ces Prê-tres un jeune enfant nommé Feizi, comme unpauvre orphelin de la race sacerdotale, la feu-lé qui puisse être admise aux saints Mystèresde la Théologie. Feizi, bien instruit du rôlequ’il devoir jouer , fut secrètement envoyé kBenarès, le siège des sciences de l’Indostan. IIfut reçu par un savant Eramine, qui l’éléva a-vcc autant dc tendresse, que s’il eût été sonfils. Après dix ans d’études , Akebar voulutfaire revenir le jeune homme : mais celui-ciétoit épris des charmes de la fille du Eramine,son instituteur.
Les femmes de la race sacerdotale passentpour les plus belles femmes de l’Indostan. Levieux Eramine ne s’opposa pas aux progrès dela pafiion des deux amans. II aimoit Feizi,qui avoir gagné son cœur par ses manières Scfa docilité, Sc lui ossrit son amante en maria-ge. Alors le jeune homme, partagé entre l’a-mour & la réconnoissance , ne voulut pas con-tinuer plus longtems la supercherie. Tombantaux pieds du Eramine, il lui découvre la frau-de, & le supplie de lui pardonner son crime.
Le Prêtre , sans lui faire aucun reproche,