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HISTOIRE
ibnt encore appuyés par les meilleures institu-tions politiques. Tout ce qui , de fa nature ,ne peut être partagé, comme la mer, les fleu-ves, les canaux, est en commun; tous en ontla jouissance, personne n’en a la propriété. Lanavigation, la pèche, la chasse sont libres. Uncitoyen qui possède un champ, acquis ou trans-mis, ne se le voit pas disputer par les abus ty-ranniques des loix féodales. Les prêtres même,fî hardis par-tout k former des prétentions furles terres & fur les hommes, n’ont jamais ôféle tenter à la Chine. Ils y font, k la vérité,infiniment trop multipliés, & y jouissent, quoi-que souvent mendians , de possessions trop vas-tes : mais du moins ne perçoivent-ils pas furles travaux des citoyens un odieux tribut. Unpeuple éclairé n’auroit pas manqué de voir unfou dans un bonze, qui auroit soutenu que lesaumônes qu’il recevoit étoient une rétributionduë k la sainteté de son caractère.
La modicité des impôts acheve d’assurcr lesprogrès de l’agriculture. Jusqu’k ces dernierstems , tout ce que les productions de la terrepayoient k l’Etat, se réduisoit depuis le di-xième jusqu’au trentième du revenu , suivantla qualité du sol. La Chine ne connoissoit pasd’autre tribut. Les Chefs ne songeoient pas kTaugmenter; ils n’auroient ôfé combattre k cepoint l’usage & l’opinion qui font tout dans cet