H I S T O I R E
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Gouvernement prend assez de confiance en eux ;pour ne pas les vexer & les molester par tou-tes les recherches & les visites importunes dela finance Européenne. L’unique peine qu’onimpose aux contribuables, trop lents à s’ac-quitter des charges publiques de l’impôt, estqu’on envoie chez eux des vieillards, des iin-firmes & des pauvres, pour y vivre à leurs dé-pens, jusqu’k ce qu’ils aient payé leur dette àPEtat. C’est la commisération, c’est i’humanitéqu’on va solliciter dans le cœur du citoyen ,par le spectacle de la misère, par les cris & lespleurs de la faim; & non pas révolter son ame,& soulever son indignation par la violencedes saisies, par les menaces d’unc soldatesqueinsolente , qui vient s’établir , à discrétion,dans une maison ouverte aux cent bouchesdu fisc.
La Chine ignore ces voies d’oppreffion quel’impôt occasionne en Europe. Des Mandarinsperçoivent, en nature, la dîme des terres. L esOfficiers municipaux versent le produit de cettelevée, de toutes les taxes, dans le trésor dePEtat, par les mains du Receveur de la Pro-vince. La destination de ce revenu prévient lesinfidélités dans la perception. On fait qu’unepartie de cette redevance , est employée à lanourriture du Magistrat & du Soldat. Le prixde la pprtion des récoltes qu’on a vendue , ne