HISTOIRE
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Les nouveaux propriétaires n’ont guère hasar-dé sur leurs habitations que des troupeaux ,dont ils trouvent un débit facile, sûr & avan-tageux. On se seroit livré k la culture, quidemande plus de foins, d’avances & de bras; fi-la Compagnie n’exigeoit pas qu’on lui livre lesdenrées au môme prix qu’elle les paye dans lereste de rifle. Au tems où nous écrivons ,toute la population sc réduit à cent cinquantemille esclaves , dirigés par un petit nombred’hommes libres. Leurs travaux fournissentdeux millions pesant de cassé, cent cinquantemille livres de poivre, vingt-cinq mille livresde coton, dix mille livres d’indigo,, dix mil-lions de sucre, & six mille leggers d’areque.Les deux derniers objets ont été poussés avecplus de vivacité que les autres ; parce que lesparticuliers pouvant les acheter & les expor-ter, les payent vingt pour. cent plus cher quela Compagnie.
Ces produits, ainsi que tous ceux de Java,font portés k Batavia, bâtie fur les ruinés dcl’ancienne Capitale de Jacatra.
Une ville qui devenoit un entrepôt fi con-sidérable, a dû s’embellir successivement. Elleest bien bâtie. Les maisons, fans être magni-fiques , font agréables, commodes & bien meu-blées. Ses rues font larges, tirées au cordeau,bordées de grands arbres, percées de canaux,