HISTOIRE
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des & ridicules qu’il faut prêter aujourd’huidans la plupart des Etats, pour entrer dansquelque corps ou profession que ce soit, onscroit moins étonné de voir continuer par desprévarications, là où l’on a commencé par unparjure.
Toutes les combinaisons de commerce , fansen excepter celles du cap de Bonne-Espérance,sont faites par le Conseil, & le résultat en re-vient toujours à fa connoissance. Les vaisseauxmême qui partent directement de Bengale &de Ceylan, ne portent en Europe que les fac-tures de leurs cargaisons. Leurs comptes,comme tous les autres, fe rendent à Batavia,où l’on tient le livre général de toutes les af-faires.
Le conseil des Indes n’est pas un corps isolé,ni méme indépendant. II est subordonné à ladirection qui subsiste dans les Provinccs-Unies.Quoiqu’ellc soit une , dans toute la rigueurdu terme, le foin de vendre deux fois l’an lesmarchandises , est partagé entre les six Cham-bres intéressées dans ce commerce. Leurs opé-rations font proportionnées au fonds qui leurappartient.
L’Assembléc générale qui dirige les opéra-tions de la Compagnie, est composée des Direc-teurs de toutes les Chambres. Amsterdam ennomme huit ; la Zélànde, quatre; les autres.