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HISTOIRE
mesure. Qu’on détruise un préjugé injuste &, funeste, sous quelque point de vue qu’on l’cn-visage ; & la réforme que nous indiquons de-viendra aisée.
Elle s’établîra plus difficilement dans les co-lonies importantes. Les Agens de la Compagniey forment un corps plus nombreux, plus accré-dité , plus riche dans les proportions, & parconséquent moins disposé k rentrer dans Pou-dre. II faudra pourtant les y ramener ; parceque les abus qu’ils ont introduits ou laissé éta-blir, ameneroient nécessairement avec le temsla ruine totale des intéréts qu’ils conduisent.On auroit peine k voir ailleurs un désordre égalh celui qui régne dans les atteliers, les maga-sins , les chantiers , les arsenaux de Batavia,& des' autres grands établissemens. Les mal-versations des Chefs, & de ceux qui leur fontsubordonnés , font st manifestes , que de l’a-veu des esprits les plus modérés , on gagne-roit deux tiers au moins , en exécutant parentreprise les constructions , les travaux, lesréparations.
Ces arrangemens en ameneroient de plusconsidérables. La Compagnie établit , dès sonorigine, des règles fixes & précises, dont iln’étoit jamais permis de s’écarter , pour quel-que raison, ni dans quelque occasion que ce pûtêtre. Ses employés étoient de purs automates,