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H I S T O I R E
xui.
Anciennesagesse desHollandois,& leur Cor-rapnon ac-tuelle.
blique; fa sûreté ne peut avoir d’autre fonde-ment que celle de l’Etat.
Les Dettes publiques ont, de Paveu de tousles hommes éclairés, sensiblement assoibli lesProvinces Unies , & altéré la félicité généra-le, par l’augmentation progressive des impôts,dont elles ont été la source. Jamais on neramènera la République à fa splendeur primi-tive , fans la décharger de Pénorme fardeaufous lequel elle succombe ; & ce secours , ellene peut l’attendre que d’une Compagnie qu’ellea toujours encouragée, toujours protégée, tou-jours favorisée. Pour mettre ce corps puissanten état de faire des sacrifices & de grands sa-crifices à la patrie, il ne fera pas nécessaire dediminuer les bénéfices des Actionnaires: il suf-fira de le rappeller à une économie, à une sim-plicité , à une administration qui furent lesprincipes de fes premières prospérités.
Une réforme si nécessaire ne fe fera pas at-tendre. Cette confiance est duë à un Gouver-nement qui a cherché toujours à retenir dansson sein une multitude de citoyens, & à n’enemployer qu’un petit nombre dans fes établií-semens éloignés. C’elt aux dépens de PEuropeentière, que la Hollande a fans cesse augmentéle nombre de les sujets. La libertc de cons-cience dont on y jouit, & la douceur desioix , y ont attiré tous les hommes qu’oppri-