PHILOS. ET POLITIQUE. 343
par une administration prompte & désintéresséede la justice , par des réglemens admirablespour les négocians. Elle a senti la nécessité déla bonne-foi : elle en a montré dans ses traités,& elle a cherché à la faire régner entre les par-ticuliers.
Enfin , nous ne voyons en Europe aucunenation qui ait mieux combiné ce que fa situa-tion, ses forces, fa population lui permet-toicnt d’entreprendre; & qui ait mieux connuou suivi les moyens d’augmenter fa population& ses forces. Nous n’en voyons aucune, dontl’oojet étant le commerce & la liberté , quis’appellent , s’attirent & fe soutiennent , sesoit mieux conduite pour conserver l’un & l’au-tre.
Mais , combien ces mœurs font déja dé-chues & dégénérées de la pureté du Gouver-nement Républicain ! Les intérêts personnelsqui s’épurent par leur réunion , se sont isolésentièrement ; & la corruption est devenue gé-nérale. II n’y a plus de patrie, dans le pays del'univers qui devroit inspirer le plus Ratta-chement à fes habitans.
Quels fentimens de patriotisme ne devroit-onpas en ésset attendre d’un peuple qui peut scdire à lui-même. Cette terre que j'habite ; c’estmoi qui l’ai rendue féconde ; c’est moi qui l’aiembellie; c’est moi qui l’ai créée. Cette nier
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