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Tome premier.
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PHILOS. ET POLITIQUE. 375

Le Protecteur , qui donna la loi, ne fit paspour les Indes tout ce qu’il pouvoit. II se con-tenta d’y assurer le commerce Anglois, de fairedésavouer le massacre d’Amboine, & de pres-crire des dédommagemens pour les descendantdes malheureuses victimes de cette action hor-rible. On ne fie nulle mention, dans le traité,des forts que les Hollandois avoient enlevés kla nation dans l’isle de Java, & dans plusieursdes Moluques. A la vérité , la restitution dePille de Pouleron fut stipulée ; mais les usur-pateurs, secondés par le négociateur Angloisqui s’étoit laissé corrompre, furent si bien élu-der cet article* qui pouvoit & devoit leur don-ner un concurrent pour les épiceries, qu’iln’cut jamais d’exécution.

Malgré ces négligences , dès que la Compa- RétsbHssc-gnic eut obtenu, en 1657, du Protecteur, lc ment t!urenouvellement de son privilège , & qu’clle ie Angloisvit solidement appuyée par Pautorité publique, àà ! inL-.elle montra une vigueur que ses malheurs pas-sés lui avoient fait perdre. 8on courage s’ac-crut avec ses droits.

Le bonheur qu’elle avoit en Europe, la sui-vit en Asie. L’Arabie , la Perse , PIndostan ,l’Est de l’Inde, la Chine, tous les marchés queles Anglois avoient* anciennement pratiqués ,leur furent ouverts. On les y reçut même avecplus de franchise & de confiance qu’ils n’en

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