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Tome premier.
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PHILOS. ET POLITIQUE. 395

tourment des âmes ardentes, foibles, oisives,k qui l’on pourroit demander, si c’est par esti-me ou par mépris d’cllcs-mêmes qu’elies fontméfiantes. C’est des Arabes, dit-on, que plu-sieurs nations de l’Asie, de l'Astique, de PEu-rope môme, ont emprunte les viles précautionsque cette odieuse pasiion inspire , contre unsexe qui doit être le dépositaire , & non letributaire de nos plaisirs. Auíïï-tôt que leursfilles font nées , ils rapprochent par une fortede couture les parties que la nature a sépa-rées , & n’y laissent libre que l’efpacc qui estnécessaire pour les écoulemcns naturels. Leschairs adhérent peu-k-peu a mesure que Pen-sant prend son accroissement, de sorte qu’onest obligé de les séparer par une incision, lors-que le tems du mariage est arrivé. On fe con-tente quelquefois d’y passer un anneau. Lesfemmes sont soumises , comme les filles, à cetusage outrageant pour la vertu. La feule dif-férence est, que Panneau des filles ne peuts’ôter, & que celui des femmes a une espècede serrure, dont le mari seul a la clef. Cettepratique, connue dans toutes les parties deP Arabie, est presque généralement reçue danscelle qui porte le nom de Pétrée.

Telle est la nation en général. La différen-te manière de vivre des peuples qui la com-posent , a du jetter nécessairement dans leur