HISTOIRE
404
perdition dont il ed quelquefois la dupe , ftaussi-tôt fermer des maisons qui déplaisoientfi fort aux prêtres, chargea même les Officiersde police de s’oppofer à l’ulage de cette liqueurdans l’intérieur des familles. Un penchant dé-claré triompha de toutes ces sévérités. On con-tinua de boire du cassé-, & ndme les lieux oùil íe didribuoit, le trouvèrent bientôt en plusgrand nombre qu’auparavant.
Au milieu du dernier siècle, le Grand-VisirKuproli fe transporta déguisé dans les princi-paux cassés de Condantinople. II y trouva unefoule de gens mécontens , qui persuadés queles affaires du Gouvernement font en ésset cel-les de chaque particulier , s’en entretenoientavec chaleur, & censuraient avec une hardiesseextrême la conduite des Généraux & des Mi-nistres. II passa de-là dans les tavernes où l’onvendoit du vin. Elles étoient remplies de genssimples, la plupart soldats, qui, accoutumés àregarder les intérêts de l’Etat comme ceux duPrince qu’ils adorent en silence, chantoicntgaiment, parloient de leurs amours , de leursexploits guerriers. Ces dernières sociétés, quiu’entraînent point d’inconvénient , lui paru-rent devoir être tolérées, mais il jugea les pre-mières dangereuses , dans un Etat Despotique.II les supprima, & personne n’a entrepris de-puis de les rétablir. Ce règlement, qui ne s’é-