HISTOIRE
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ont en traversant le désert, de n’être pas é-crasés par les douanes & les vexations quirendent ruineuses les échelles de Suez & dcBassera. L’argent de ces pèlerins, celui de laflotte, celui que les Arabes ont tiré de lavente de leur cassé, va se perdre dans lesIndes. Les vaisseaux de Surate , du Malabar ,de Coromandel, d u Bengale, en emportenttous les ans pour 14,400,000 liv. & pourenviron le huitième de cette somme en mar-chandises. Dans le partage que les nationscommerçantes de l’Europe font de ces ri-chesses , les Anglois font parvenus à s’en ap-proprier la portion la plus considérable. Ilsont acquis la même supériorité en Perse.
Llir. Cette nation avoit à peine été admise dans
Commerce
générai du l’empire des Sophis, que, comme on l’a dit,quífsccelul e!ie Y vit accourir les Hollandois. Le com-des Anglois mercc de ces républicains s’établit d’abord furcnjjarricu- un pied tr £ s _ddsavantagcux; mais bientôt déli-vrés , par les guerres civiles d’Angleterre ,d’un rival qui jouissoit de trop de faveurs, pourêtre. balancé par la plus grande économie, ilsse virent bientôt sans concurrens, & par consé-quent les maîtres de donner k ce qu’ils ven-doient, à ce qu’ils achetoient, la valeur quileur convenoit. C’est fur ce système destruc-teur , qu’étoient fondés les rapports des Per-sans avec les Hollandois; lorsque le retour des