422 HISTOIRE
Orientaux font un grand usage pour épiler leurcorps.
Un autre débouché beaucoup moins consi-dérable , c’est celui du désert. Les Arabes,voisins de Bafiòra , vont tuus les ans k Alcp ,dans le printems, pour y vendre des chameaux.On leur confie communément pour cinq a sixcens mille francs de mousselines, dont ils fechargent à très - bon marché. Ils reviennentdans l’autômne , & rapportent des draps , ducorail , de la clincaillerie , quelques ouvragesde verre & des glaces de Venise. Les carava-nes Arabes ne font jamais troublées fur leurroute. Les étrangers même ne courroient pointde risque, s’ils avoient la précaution de se faireaccompagner d’un homme de chacune des tri-bus qu’ils doivent rencontrer. Cette sûreté,jointe à la célérité & au bon marché , feroituniversellement préférer le chemin du désertk celui de Bagdad, si le Pacha de la Province,qui a établi des péages en différents endroits deson Gouvernement, ne prenoit les plus grandesprécautions pour empêcher cette communica-tion. Ce n’est qu’en surprenant la vigilance deses Lieutenans, qu’on parvient k charger lesArabes de quelques marchandises de peu devolume.
Indépendamment de ces exportations , il fe