442
HISTOIRE
dance autour de sa racine. Comme le soleillui est tròs nécessaire, on doit, lorsque le poi-vrier est prêt k porter du fruit, élaguer lesarbres qui lui servent d’appui, afin que leurombre ne nuise pas k ses productions. Aprèsla récolte , il convient de l’émonder par lehaut. Sans cette précaution, on auroit beau-coup de bois & peu dc fruit.
réexportation du poivre , qui fut autrefoistoute entière entre les mains des Portugais,& que les Hollandois, les Anglois, les Fran-çois se partagent actuellement, peut s’élevcrdans le Malabar à dix millions pesant. A dixsols la livre, c’est un objet de cinq millions.II fort du pays, en d’autres productions, pourla moitié de cette somme. Ces ventes le met-tent en état de payer le riz qu’il tire du Gan-ge & du Canara, les grosses toiles que lui four-nissent le Mayssour & le Bengale , & diversesmarchandises que l’Europe lui envoye. La sol-de en argent n’est rien, ou peu de chose.
Le Canara, contrée limitrophe du Malabarproprement dit, avoit autrefois plus de riches-ses. C’étoit un grenier de riz presqu’inépuisa-ble. Le pays est bien déchu, depuis qu’il asubi le joug d’LIyder-Alikan. Le commerce decet Etat, qui se faisoit librement k Mangalor,sa Capitale, a été concentré tout entier dansles mains du conquérant, qui ne livre ses den-