PHILOS. ET POLITIQUE.
les terres à deux lieues de Cafiímbazar. ? lu-tteurs Nababs & Rajas font subordonnes k ce Vi-ce Roi, nommé Sou’oa.
Ce furent iongtems les fils du Grand - Mogolqui occupèrent ce poste important. lis abusè-rent íì souvent, pour troubler l’Empire,des for-ces & des richesses dont ils difpofoient, qu’oticrut devoir les confier k des hommes moins ac-crédités & plus dépendans. Les nouveaux Gou-verneurs ne firent pas, k la vérité, trembler laCour de Delhy ; mais ils se montreront peu ex-acts k envoyer au Trésor Royal des tributs qu’ilsrccueilloient. Ce désordre augmenta encore, a-près l’cxpédition de Koulikan; & les choses fu-rent portées si loin, que l'Empereur, qui étoithors d’état de payer aux Marattes ce qu’il leurdevoir, les autorisa en iyqo k l’aller cherchereux mêmes dans le Bengale. Ces brigands, aunombre de deux cens mille hommes, partagésen trois armées, ravagèrent ce beau pays pen-dant dix ans, & n'en sortirent qu’après s’ctrefait donner des sommes immenses.
Dans tous ces mouvemens, k GouvernementDespotique, qui est malheureusement celui detoute l’inde , s’est maintenu dans le Bengale ;mais aussi un petit district; qui y avoir conservéson indépendance , la conserve encore. Cecanton fortuné , qui peut avoir cent soixantemilles d’étenduë,se nomme Eiinapore.il est con-