PHILOS. ET POLITIQUE. 521
des châtiracns. Les sommes, souvent très con-sidérables , qu’il rccevott pour prix de fa pro-tection, lui faisoient fermer les yeux sur ledanger auquel il exposoit les intérêts de sescommettans. Un des principaux Officiers duBengale, qui conrioiffoit cette ressource, fe ré-| fugia chez les Anglois à Calcutta, pour fe sous-traire aux peines que ses infidélités avoientméritées. II fut accueilli. Le Souba offensé,comme il devoit Pctre, fe mit a la tète de son| armée , attaqua la place, & s’en empara. II
fit jetter la garnison dans un cachot étroit,I où elle fut étouffée en douze heures. 11 n’en
I resta que vingt trois hommes. Ces malheureux
í offrirent de grandes sommes k la garde qui é-
! toit à la porte de leur prison , pour qu’on fit
í avertir le Prince de leur situation. Leurs cris,leurs gémissemens l’apprenoient au peuple quien étoit touché ; mais personne ne vouloit al-ler parler au Despote. Ir, dort, d i foi t - onaux Anglois mourans; & il n’y avoit pas peut-être un seul homme dans le Bengale qui pen-sât que , pour sauver la vie à cent cinquanteinfortunés, il fallût ôter un moment de som-meil au tyran.
L’Amiral Watzon , qui étoit arrivé depuispeu dans Plnde avec une escadre, & le Colo-nel Clive, qui s’étoit si fort distingué dans iaguerre du Carnace , ne tarderent pas a venger
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