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HISTOIRE
Si da montant de la recette , portée à79,8 io,coo livres , on déduit cette dernièresomme de 78,650,000 livres, on trouve un ex-cédent de recette de 1,160,000 livres.
Ce tableau , dont les articles mis fous lesyeux du Parlement, ne sauroient Être révo-qués en doute, sert à faire voir, qu’en suppo-sant même une administration plus sage en Eu-rope & aux Indes, les Actionnaires n’auroientque peu de bénéfice k espérer au-delà du di-vidende de douze & demi pour cent, qui leuravoit été fixé.
Mais fi de Pintérêt particulier d’une socié-té commerçante, nous nous élevons k des con-sidérations plus étendues-, quelles ressources,quels avantages le commerce de PInde ne pro-cure-1-il pas k l’Etat? Le montant des droitsfur les marchandises importées par la Com-pagnie ; celui de l’imposition de cinq pourcent fur le produit brut des ventes ; celui dela redevance exigée par le Gouvernement, re-lativement au Bengale , forment un tribut de33,450,000 livres, que le commerce & lespossessions d’Asie payent annuellement k laGrande-Brétagne. Et tandis que le trésor pu-blic , sotilagé par cette nouvelle branche derevenu, le fait servir k l’accroissement de lapuissance & de la prospérité du Royaume,