PHILOS. ET POLITIQUE. <;
tiste, de diriger ses ouvrages. La largeur, laqualité, l’apprêt des draps furent fixés. On dé-fendit la sortie des laines que les nations voisi-nes venoienc acheter pour les mettre en œuvre.C’étoit ce que dans les siécles d’ignorance onpouvoit faire de moins déraisonnable.
Depuis cette époque, le progrès des arts futproportionné à la décadence de la tyrannie féo-dale. Cependant le goût des François ne com-mença à se former que durant leurs expéditionsen Italie. Genes, Venise, Florence, leur offri-rent mille objets nouveaux qui les éblouirent.L’austérité que maintenoit Anne de Bretagne,fous les regnes de Charles VIII & de Louis XII,empêcha d’abord les conquérans de se livrer àBattrait qu’ils sesentoient pour Limitation. Maisauffi-tôt que François I. eut appellé les femmesà la cour; aussi-tôt que Catherine de Médicis eutpassé les Alpes, les grands affectèrent une ma-gnificence inconnue depuis la fondation de la mo-narchie. La nation entiere se laissa entraîner àce luxe séduisant, & ce fut une nécessité que lesmanufactures fe perfectionnassent.
Depuis Henri II jusqu’ à Henri IV, les guer-res civiles, les méprisables querelles de religion,l’ignorance du gouvernement, l’esprit de financequi commençoit à s’introduire dans le conseil,la barbare & dévorante cupidité des gens d’affai-yes, à qui Ja protection donnoit un nouvel essor;
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