i6 HISTOIRE
biaise ", l’oncle le’ plus distingué avale la partiedu prépuce qui a été coupée. Le reste de la fa-mille & des assistants, trempe le doigt dans le sang& le goûte. Des festins, des dansés, des plaisirsde tous les genres, terminent enfin ces singuliersmystères.
Parvenu à l’âge viril, fans avoir reçu aucuneéducation, l’habitant de Madagascar se marie.L’homme du peuple, l’esclave même, prendautant de femmes qu’il veut, ou qu’il en peuttrouver. Les gens au-dessus du commun n'on tqu’une épouse légitime; mais ils se dédomma-gent avec des concubines des ennuis de l’uni-formité. Les unes & les autres rompent, quandbon leur semble, un nœud qu’ils trouvent malassorti; & les deux sexes ont alors un droit égalde former de nouveaux liens, ou de rester libres.
C’est par une vie oisive & corrompue quel’habitant de Madagascar, arrive à la fin de sa'carrière. Elle est rarement très-longue. Un cli-mat mal-sain, de mauvais alimens, une débauchecontinuelle, le défaut de secours, d’autres cau-ses encore la précipitent ordinairement. Unhomme est-il mort, des cris de douleur, expri-més par des chants continuels & monotones,en avertissent tout le voisinage. Les parens s’as-iemblent. Ils se livrent aux profusions des fes-tins, tandis que le plus affectionné des esclavesest occupé à demander à celui qui a ceffé d’être,