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Tome second.
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PHILOS. ET POLITIQUE. 23

rattachement aux principes qui les avoit faitproscrire. Ce sont ceux de Zoroastre, mais unpeu altérés par le tems, l’ignorance L par l’avi-dité des prêtres.

La prospérité du Guzurate qui étoit en partiel’ouvrage des Persans réfugiés, excita l’ambitionde deux puissances redoutables. Tandis que lesPortugais le pressoient du côté de la mer parles ravages qu’ils f ai soient, par les victoiresqu’ils remportoient, par la conquête de Diu, re-gardé avec raison comme le boulevard du royau-me; les Mogols, déja maîtres du Nord del’Inde, & qui brûloient d’avancer vers les con-trées méridionales cìi étoient le commerce &les richesses, le menaçoient dans le continent.

Badur, Patane de nation, qui gouvernoit a-lors le Guzurate, sentit l’impoífibilité de résisterà la fois à deux ennemis si acharnés. II crutavoir moins à craindre d’un peuple dont les for-ces étoient séparées de ses états par des mersimmenses, que d’une nation puissamment établieaux frontières de ses provinces. Cette considé-ration le réconcilia avec les Portugais. Les sacri-fices qu’il leur fit les détermineront même à join-dre leurs troupes aux siennes contre Akebar»dont ils ne redoutoient guere moins que lui l’acti-vité & le courage.

Cette alliance déconcerta des hommes qui avoientcompté n’avoir affaire qu'à des Indiens. Ils c®

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