PHILOS. ET POLITIQUE. 229
vie étoient consacrés au bien de ses peuples.Ses délassemens même leur étoient utiles. Sesouvrages d’histoire, de morale, de politiqueétoient remplis de vérités pratiques. On vit ré-gner jusques dans ses poésies des idées profon-^des, & propres à répandre lîr lumière. II s’oe-cupoit du soin d’enrichir ses états;lorsque des évé- hnemens heureux le mirent en possession de l’Oost- *frise en 1744. - :
Embdencapitale de cette petite province , hpassoit, il y a deux siécles, pour un des meil-leurs ports l’Europe. Les Anglois, forcés dequitter Anvers, en firent le centre de leurs liai-sons avec le continent. Les Hollandois, aprèsavoir aspiré long-tems & inutilement à se l’ap-proprier, en étoient devenus jaloux, jusqu’à tra-vailler à le combler. Tout indiquoit que c’étoicun lieu propre à .devenir l’entrcpôt d’un grandcommerce. L’élòignement où étoit ce foiblepays de la masse des forces Prussiennes, pouvoic.exposer à quelques inconvéniens: mais Frédéricespéra que la terreur de son nom contiendroicla jalousie des puissances maritimes. Dans cettepersuasion, il voulut qu’en 1750, une compagniepour les Indes Orientales, fût établie à Embden.
Le fonds de la nouvelle société étoit de 3,SCO, 000 livres, il fut principalement formé parles Anglois & Hollandois, malgré la sévéritédes loix que leurs gouvernemens avoient pior-
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