Stfo HISTOIRE
offrit une autre nouveauté. On accorda aux Rus-ses la liberté d’envoyer tous les ans une cara-vane à Pékin, dont les étrangers avoient été con-stamment éloignés, avec des précautions tout-à-fait mystérieuses* 11 fut aisé de voir que lesTartares, qui s’étoient pliés aux mœurs & augouvernement de la Chine, .s’écartoient de ses' maximes politiques.
Àxxvii Cette condescendance n’inspira pas de la mo-LesRuires délation aux Russes. 11 s continuèrent leurs usur-pent ià pations, & bâtirent, trente lieues au-delà deslimites convenus , une ville qu’ils nommèrent
O envoyer * •*
une cava Albaflìnskoi. Les Chinois s’étant plaints ínuti-cuine. lement de cette infidélité, prirent en 1715 , leparti de se faire justice. Les guerres oh le Czafétoit engagé dans la Baltique, ne lui permet-tant pas d’envoyer des troupes à l’extrémitédela Tartarie, la place fut emportée après troisans de fiege
La cour de Pétersbourg fat assez éclairée,pour ne fe pas livrer à un ressentiment inutile.Elle fit partir, en 1719, pour Pékin, un mi-nistre chargé de ressusciter le commerce anéantipar les derniers troubles. La négociation réus-sit mais la caravane de 1721, ne s’étant pasconduit avec plus de réserve que celles qui l’a-voient précédée, il fut arrêté que dans la fuiteles deux nations ne traiteroient ensemble quesur la frontière. De nouvelles brouilleries ont