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Tome second.
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PHILOS. ET POLITIQUE. 323

perfection. Les François imitent cette novveauté,& il est vraisemblable que toutes les nationsl’adopteront.

Outre les objets dont on a parlé, les Euro*péens achetent à la Chine de l’encre, du cam-phre, du borax, de la rhubarbe, de la gommelacquo, du rottin, espece de canne qui sert àfaire des fauteuils, & ils y achetoient autrefoisde l’or.

En Europe un marc d’or vaut à-peu-près qua-torze marcs & demi d’argent. S’il existoit un paysoh il en valût vingt, nos négocians y en por-teroient, pour l’échanger contre de l’argent.Us nous rapporteroient cet argent, pour l’échan*ger contre de l’or, auquelils donneroient la mê-me destination. Cette activité continueroit jufqu’àce que la valeur relative des deux métaux se trou*vât à - peu - près la même dans les deux contrées.Le même intérêt fit envoyer long - tems à laChine de l’argent pour le troquer contre de l’or.On gagnoit à cette mutation quarante-cinq pourcent. Les compagnies exclusives ne firent ja-mais ce commerce ; parce qu’un pareil bénéfice,quelque considérable qu’il paroisse, auroit étéfort inférieur à celui qu’elles faifoient fur les mar-chandises. Leurs agens qui n'avoient pas la li-berté du choix, fe livrerent à ces spéculationspour leur propre compte. Ils poussèrent cettebranche d’industrie avec tant de vivacité, queX 2